Nouveaux articles
La roue de l'année : introduction
Par Aranna ©
La roue de l’année se divise traditionnellement en huit sabbats en lien direct avec le cycle de la nature au fil des saisons. Les quatre sabbats majeurs correspondent aux anciennes fêtes marquant des tournants dans la vie agricole : Imbolc / Beltane / Lammas / Samhaïn. Parce qu'ils marquent des tournants particulièrement marquants et symboliques, ces sabbats peuvent être fêtés le jour même ou en décalage. Certaines personnes ou groupes choisissent parfois de les célébrer au moment de la pleine lune les précédant. On peut aussi attendre de sentir que le moment opportun est venue : par exemple, attendre le premier crocus pour Imbolc ou que les fleurs d'aubépines éclosent pour entamer les célébrations de Beltane. On est ainsi en connexion avec l'endroit où l'on vit.
Les quatre autres sabbats sont dits mineurs, ils correspondent aux solstices et aux équinoxes : Ostara / Litha / Mabon / Yule. Suivant les traditions, les quatre sabbats ont une importance plus ou moins prédominante, certaines ne fêtant pas les sabbats dits mineurs. Parce que ces dates sont déterminées par des calculs astrologiques, il est important de les fêter le plus près possible du moment où les solstices et équinoxes ont lieu.
La période entre Samhaïn et Beltane marque la partie sombre de l’année, celle de Beltane à Samhain la partie claire. Deux fêtes où les portails entre les mondes s’ouvrent, l’un en relation avec la vie, l’autre avec la mort. D’un point de vue purement technique, cette séparation pourrait tout aussi bien avoir lieu à Ostara et Mabon ou encore à Yule et Litha. Cette notion de partie claire et sombre de l’année n’est pas apanage des traditions celtiques. Dans l’astrologie babylonienne, les deux périodes de l’année en lien avec la vie et la mort correspondent aux sabbats modernes de Litha et de Yule. En Russie cette notion existe également, la partie sombre de l’année appartenant aux esprits.




